La préfecture de la Corrèze

Le parc

 
 
Le parc

Présentation des jardins du parc de la préfecture

A l’arrière de l’hôtel, s’étend un parc d’une superficie de 4,7 hectares. Cet espace, ancien pré dépendant du couvent disparu des Bernardines, est redessiné puis planté par Jean Buge, un horticulteur tulliste, de 1874 à 1878.

 Plus d’une cinquantaine d’essences différentes dont l’âge varie de 50 à 250 ans y sont présentes : tulipiers de Virginie, cèdres, chênes d’Amérique, noyers rouges, érables, ginkgo biloba, saules pleureurs, séquoia, sorbiers, …

Depuis la construction d’origine qui incluait l’hôtel, les conciergeries, les écuries ainsi que la partie centrale des services administratifs, d’autres bâtiments ont été édifiés : l’extension des bureaux (1913 et 1954), la villa du secrétaire général (1979) et le garage automobile (1981).

 Si les terrasses accueillent toujours les réceptions estivales, les pelouses qui les surplombent ont servi à plusieurs reprises de théâtre de plein air aux habitants de Tulle. Des spectacles aussi variés que l’opérette « Le moissonneur » interprétée en 1909 par les artistes de la comédie française, de l’Opéra et de l’Odéon, le concert de la Garde Républicaine en 1926 ou celui d’Edith Piaf en 1933. Après la seconde guerre mondiale, ce sont des fêtes populaires animées par des vedettes, des groupes folkloriques et des spectacles avec les enfants des écoles qui y ont été organisés.

Après plus d’un siècle, pour le parc comme pour les abords de l’hôtel, il était devenu impératif de réaliser certains travaux. Deux actions sont menées dans cette perspective : d’une part, un plan de gestion du parc qui concerne principalement les arbres, et d’autre part un plan de restructuration du parc pour la partie inférieure et les abords de l’hôtel.

LE PLAN DE GESTION DU PARC

Les effets conjugués de l’âge et de la maladie ont rendu dangereux les diverses essences qui ornaient le parc et à plusieurs reprises des abattages ont dû être entrepris :

En 1994, suite à un diagnostic réalisé par les services de la Direction de l’Agriculture et de la Forêt, une soixantaine d’arbres a dû être abattue. Dès l’année suivante diverses essences de petite taille ont été ensuite replantées pour les remplacer.

La tempête de décembre 1999 qui a durablement marqué le département a épargné le parc, seuls deux arbres ont été déracinés.

Cependant, la période récente a été marquée par des chutes d’arbres que rien ne laissait présager. Les services de l’Office National des Forêts furent alors mandatés pour réaliser un diagnostic phytosanitaire. Les insectes, champignons et maladies étaient la cause de la dégradation de l’état de plusieurs dizaines d’arbres. Dès lors de nouvelles opérations d’abattage furent lancées en 2004 pour se poursuivre les années suivantes. Les souches furent déracinées pour éviter la contamination des sujets sains. Le débardage du bois fut fait par un cheval. Chaque année, la taille des arbres, la coupe des bois morts, le haubanage de branches et l’enlèvement de lierre et du gui viennent compléter les plantations réalisées dans les divers espaces du parc comme le préconise le plan de gestion.

LA RESTRUCTURATION DU PARC

Les plantations successives et disparates d’arbustes de toutes tailles aux abords de l’hôtel nécessitaient d’être revues et harmonisées.

Un projet de restructuration du parc a alors été étudié par un architecte paysagiste puis finalisé en 2006 tout en tenant compte du contexte historique. Cette opération concernant uniquement les abords immédiats de l’hôtel, consistait principalement en la réorganisation des espaces verts par la pose de dallage et de bordures, la plantation de haies de buis et d’ifs, l’installation d’éclairage au sol, d’un arrosage automatique.

En 2010, profitant des sources qui arrivent dans le vallon, les jardiniers de la Préfecture ont réhabilité la pièce d’eau qui surplombe l’hôtel.