Histoire

Histoire du département de la Corrèze

 

Des premiers peuplements du bassin de Brive (- 60 000 avant Jésus-Christ) et de la domination gallo-romaine, la Corrèze n'a conservé que peu de vestiges.

D'abord incorporé à l'Aquitaine par les Romains, le pays corrézien est ensuite soumis aux grandes invasions.

Déchiré par les possessions changeantes des princes mérovingiens, il relève tantôt de Toulouse, tantôt de Poitiers entre le Vème et le VIIIème siècle.

Au XIème siècle, la Corrèze est partagée en quatre vicomtés : Limoges, Comborn, Turenne et Ventadour.

Devenue possession anglais par le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenet, elle rentre définitivement dans le domaine royal en 1589.

Cette époque troublée porte la marque d'un certain épanouissement artistique et intellectuel. Le pays se couvre de nombreux châteaux, aujourd'hui en ruines, et la Corrèze donne naissance à trois papes :

  • Clément VI dit "Le Magnifique", pape de 1342 à 1352, à qui l'on doit la rénovation du Palais des Papes en Avignon et l'introduction en France de la peinture italienne,
  • Innocent VI, pape de 1352 à 1362,
  • Grégoire XI, pape de 1370 à 1378, cousin de Clément VI et qui, sous l'influence de Catherine de Sienne, fut à l'origine du retour de la Papauté à Rome.

Au XVIIIème siècle, l'action des intendants de Limoges est particulièrement bénéfique au Bas-Limousin. C'est à cette époque que la première manufacture d'armes s'installe à Tulle.

Sous la Révolution, la Constituante donne son visage définitif au département de la Corrèze. De nombreux corréziens s'enrôlent dans les bataillons de volontaires.

De célèbres généraux de l'Empire et de la Restauration (Brune, Delmas, Marbot, Souham) sortent de ces unités d'élite.

Enfin, la Corrèze est profondément marquée par la seconde guerre mondiale et par la résistance. Les représailles de la "division Das Reich" en juin 1944, qui y ont fait 300 victimes - dont les 99 pendus de Tulle le 9 juin, demeurent encore très présentes dans la mémoire des corréziens.