Sécurité Routière

Fatigue et somnolence au volant

 
 
Fatigue et somnolence au volant

La fatigue et la somnolence au volant augmentent le risque d’accident. Le danger est réel : 1 accident mortel sur 3 sur autoroute est associé à la somnolence. Pourtant, les usagers de la route ont souvent du mal à évaluer ce risque et ses conséquences.

Ne confondez pas fatigue et somnolence

La fatigue, c’est la difficulté à rester concentré. Ses signes annonciateurs sont :

  • le picotement des yeux,
  • le raidissement de la nuque,
  • les douleurs de dos,
  • le regard qui se fixe. Une solution : toutes les deux heures la pause s’impose ! 

La somnolence, c’est la difficulté à rester éveillé, avec le risque d’endormissement, quelle que soit la longueur du trajet. Elle se manifeste par des bâillements et des paupières lourdes. En outre, la somnolence entraîne des périodes de « micro-sommeils » (de 1 à 4 secondes) pouvant être extrêmement dangereuses pour la sécurité de tous. La pause alors ne suffit plus, la solution la plus efficace pour restaurer sa vigilance : s'arrêter dans un endroit sécurisé pour se reposer au moins un quart d'heure.

Avant le départ :

Les conseils à suivre

  • Pour partir sans fatigue, vous devez respecter votre rythme veille/sommeil habituel. Au-delà de 17 heures de veille active, vos réflexes diminueront autant que si vous aviez 0,5 g d’alcool dans le sang. Si vous vous levez à 7 h du matin et que vous devez conduire le soir, il sera ainsi indispensable de vous arrêter à minuit.
  • Réveillez-vous à l’heure habituelle.
  • Choisissez votre horaire de départ de manière à conserver votre rythme veille/sommeil, la somnolence multipliant par huit le risque d’accident.
  • Dormez correctement les nuits précédant votre départ : le manque de sommeil s’accumule, 7 nuits consécutives écourtées de 2 heures de repos équivalent à une nuit blanche. La veille du départ, passez une bonne nuit réparatrice.
  • Alimentez-vous sainement : préférez les aliments qui apportent de l’énergie et aident à lutter contre la fatigue (crudités, fruits, légumes, poulet, grillades, œufs durs,féculents). Évitez les sucreries et les aliments riches en graisses.

Les imprudences à éviter :

  • Ne partez pas après une journée de travail sans vous être reposé.
  • Ne vous fixez pas d’heure d’arrivée : le sentiment de contrainte risquerait de vous amener à sous-estimer votre fatigue, à négliger les pauses nécessaires et à rouler plus vite.
  • Respectez la vitesse limite autorisée. En effet, rouler vite fatigue. La vitesse oblige le cerveau à traiter un grand nombre d’informations en un minimum de temps ; et la vision, à s’adapter en permanence.
  • Si vous prenez un médicament, lisez attentivement la notice pour connaître son influence sur la conduite routière. Il est susceptible d’entraîner une baisse de vigilance.
  • Évitez de voyager aux moments de la journée durant lesquels la vigilance est amoindrie, soit entre 2 h et 5 h et entre 13 h et 16 h. Profitez-en pour dormir, faire une sieste ou à minima, vous reposer.

Au cours du trajet :

Pendant le voyage, il est nécessaire d’adopter la bonne attitude pour écarter tout risque de somnolence.

Au volant, sachez garder la forme :

  • Évitez de conduire plus de six à huit heures par jour : votre fatigue augmente avec la durée de la conduite et altère vos performances. En effet, quelles que soient vos habitudes, sachez que, physiologiquement, les « fatigues visuelles » accumulées entraînent une diminution très importante de vos capacités de réflexe.
  • Conservez les deux mains sur le volant, ne le lâchez jamais que d’une seule main et uniquement pour accomplir un geste essentiel à la conduite (clignotant, levier de vitesse).
  • Aérez régulièrement l’habitacle. Réglez correctement la ventilation et/ou la climatisation, en gardant toujours à l’esprit qu’une température trop élevée peut favoriser l’endormissement.
  • Vérifiez la position du siège et l’inclinaison du dossier. Une assise confortable atténue la fatigue du dos et des épaules.
  • Respectez les distances de sécurité.
  • Pensez à vous hydrater régulièrement, buvez de l’eau.
  • Parlez avec les autres passagers pour vous maintenir en éveil, tout en restant attentif à la route.
  • Ne restez pas le regard figé dans l’axe de la trajectoire, de manière à ne pas avoir « les yeux dans le vague ».

Apprenez à gérer vos pauses :

  • Même si vous êtes reposé, faites des pauses fréquentes, de 10 à 20 minutes au moins toutes les 2 heures : la fatigue augmente le temps de réaction, il passe d’une seconde en état reposé à 2 secondes après 2 heures de conduite. Profitez des pauses pour vous détendre : marche, jeu avec les enfants…
  • Si vous n’êtes pas reposé ou si vous prenez la route de nuit, n’hésitez pas à augmenter la fréquence des pauses (une toutes les heures), car vous risquez d’être victime du phénomène d’hypovigilance et de vous endormir au volant en moins d’une minute. Aussi, pendant vos pauses, détendez-vous, marchez, étirez-vous et parlez avec votre entourage.
  • Lors de vos pauses, si vous vous sentez somnolent, fermez les yeux et, si le sommeil vient, prenez le temps de dormir. Si vous avez peur de ne pas vous réveiller à temps ou d’être « embrumé » par ce court sommeil, vous pouvez prendre deux cafés filtre juste avant de vous assoupir. En effet, il faut 15 à 30 minutes pour que la caféine agisse ; l’absorption de café ne gênera donc pas votre endormissement et facilitera votre réveil. Si votre état physique vous interdit la caféine, attendez 30 minutes après la sieste avant de reprendre la route.

Sachez reconnaître les signes annonciateurs

Pour en savoir plus www.securite-routiere.gouv.fr